Brain Gym® et troubles de l’apprentissage : une approche complémentaire pour la dyslexie, l’attention et la mémoire

LOGO CFK BORDEAUX FORMATION EN KINESIOLOGIE

Le Brain Gym® n’est pas une thérapie médicale mais une approche éducative complémentaire. Fondée sur des mouvements corporels simples, elle vise à faciliter certains processus liés aux troubles de l’apprentissage : améliorer l’attention chez les enfants avec un TDAH, soutenir la lecture et l’écriture en cas de dyslexie, ou encore stimuler la mémoire et la concentration.

Pensée pour être utilisée à la fois par les enseignants en classe et les parents à la maison, cette méthode repose sur des routines courtes, régulières et ludiques. Quelques minutes suffisent pour installer un rituel qui aide l’enfant à se recentrer, à mieux gérer son énergie et à entrer plus facilement dans ses apprentissages.

Le Brain Gym® ne remplace pas l’orthophonie, l’ergothérapie ou tout suivi médical. Il s’inscrit plutôt comme un complément pédagogique qui peut enrichir les accompagnements existants. C’est justement cette place particulière — entre mouvement, attention et apprentissage — qui en fait un outil apprécié par de nombreux enseignants et familles.

👉 Vous souhaitez en savoir plus ou aller plus loin ? Découvrez la formation Brain Gym® 1-2 proposée par le CFK Bordeaux, ouverte aux enseignants, éducateurs et parents désireux d’apprendre à utiliser cette approche avec confiance.

 

Qu’est-ce que le Brain Gym® (éducation kinesthésique) ?

Définition courte, objectifs et principes

Le Brain Gym® est une approche issue de l’éducation kinesthésique, développée dans les années 1980 par Paul et Gail Dennison. Son principe repose sur une idée simple : le mouvement stimule l’activité cérébrale et facilite les apprentissages. Concrètement, il s’agit d’une série d’exercices physiques courts, souvent appelés « activités de rééquilibrage », qui sollicitent la coordination œil-main, la latéralité (connexion entre les deux hémisphères cérébraux) et la gestion du stress.

Ces exercices, comme les mouvements croisés ou le « huit couché », cherchent à améliorer la concentration, la mémorisation et la disponibilité à l’apprentissage. Ils sont conçus pour être rapides, ludiques et accessibles, afin de créer des conditions favorables au travail scolaire et au développement personnel.

 

Ce que le Brain Gym® n’est pas

Il est essentiel de préciser que le Brain Gym® n’est pas une thérapie médicale. Cette pratique ne remplace ni l’orthophonie, ni l’ergothérapie, ni un suivi spécialisé. Elle ne fournit pas de diagnostic et ne prétend pas « soigner » les troubles. En revanche, elle peut être utilisée en complément des prises en charge classiques pour enrichir le quotidien de l’enfant, en renforçant son engagement, sa confiance et sa capacité à se concentrer.

 

Pour qui ?

Le Brain Gym® s’adresse à un public large. Les enfants et adolescents peuvent l’utiliser pour dépasser certaines difficultés scolaires ou renforcer leur attention. Les enseignants trouvent dans cette méthode un outil pratique pour instaurer des rituels courts en classe. Quant aux parents, ils peuvent l’intégrer à la maison pour accompagner les devoirs ou apaiser les moments de tension. Enfin, les professionnels de l’éducation, de la formation et de l’accompagnement (AESH, éducateurs) y voient une ressource supplémentaire pour soutenir l’apprentissage.

 

Dyslexie, TDAH, mémoire : quels besoins concrets dans les apprentissages ?

Dyslexie : lecture, phonologie, fluidité, fatigue cognitive

La dyslexie est un trouble spécifique de l’apprentissage qui touche la lecture et, par extension, la compréhension des textes. Les enfants dyslexiques se fatiguent plus vite, notamment lorsqu’il s’agit de décoder les sons (phonologie) ou de suivre visuellement une ligne de texte. Cette surcharge cognitive peut entraîner une perte de confiance, du stress et une démotivation en classe.

Dans ce contexte, des exercices simples de coordination visuo-motrice et de suivi oculaire — comme le tracé du « huit couché » ou la lecture avec le doigt — peuvent aider à fluidifier le mouvement des yeux et à réduire l’effort nécessaire à la lecture. Le Brain Gym® ne corrige pas la dyslexie, mais il propose des outils complémentaires qui facilitent la disponibilité de l’élève à la tâche.

 

Attention/TDAH : régulation, agitation, impulsivité, ancrage corporel

Le TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) se manifeste par des difficultés de concentration, une impulsivité marquée et une agitation corporelle souvent difficile à canaliser. À l’école comme à la maison, ces comportements nuisent à l’entrée dans l’apprentissage et à la persistance dans la tâche.

Le Brain Gym® peut jouer un rôle de sas d’entrée grâce à de courts rituels corporels. Les exercices de respiration, les postures croisées ou encore les mouvements croisés permettent de réduire l’agitation, de stabiliser le corps et de recentrer l’attention. Quelques minutes suffisent à créer une transition apaisante entre deux activités. L’enfant apprend ainsi à reconnaître ses propres signaux de distraction et à développer des stratégies d’auto-régulation, ce qui constitue un levier précieux en classe.

 

Mémoire (de travail, consolidation) : répétition espacée + mouvement

La mémoire de travail est essentielle pour retenir une consigne, manipuler des informations en temps réel ou résoudre un problème. Chez de nombreux enfants présentant des troubles d’apprentissage, elle est fragilisée, ce qui complique la progression scolaire.

Les exercices du Brain Gym®, combinés à la répétition espacée, aident à soutenir l’encodage et la consolidation des connaissances. Bouger en révisant, associer un geste à une règle ou pratiquer un enchaînement corporel avant une tâche cognitive stimule plusieurs circuits du cerveau à la fois. Cette approche multi-sensorielle renforce la capacité de l’enfant à retenir et à restituer ses acquis.

 

Comment le Brain Gym® peut aider (sans promettre de “guérir”) ?

Mécanismes pédagogiques envisagés (explications accessibles)

Le Brain Gym® repose sur l’idée que certains mouvements corporels stimulent les connexions entre les deux hémisphères cérébraux, ce qu’on appelle la coordination hémisphérique. En activant à la fois le côté gauche (logique, langage) et le côté droit (global, spatial), ces exercices favoriseraient une meilleure circulation de l’information.

Sur le plan pratique, cela peut se traduire par une amélioration du focus attentionnel : l’élève, après quelques minutes de mouvements croisés ou de respiration guidée, semble plus disponible pour écouter, lire ou écrire. Ces rituels agissent aussi sur la réduction du stress, qui constitue souvent un frein majeur à l’apprentissage. En calmant les tensions physiques (mâchoires crispées, épaules contractées), l’enfant retrouve un état plus propice à la concentration.

Enfin, le Brain Gym® encourage une forme d’auto-régulation. L’enfant apprend à identifier ses besoins (bouger pour retrouver son calme, respirer pour clarifier ses idées) et à mettre en place une stratégie corporelle rapide pour mieux gérer ses apprentissages.

 

Ce que disent les retours de terrain (parents/enseignants)

De nombreux parents et enseignants rapportent des effets positifs après l’intégration du Brain Gym® dans leur quotidien. Les témoignages les plus fréquents évoquent :

  • une meilleure transition entre deux activités,
  • une augmentation de l’engagement en classe,
  • une meilleure disponibilité à la tâche, notamment pour la lecture ou les devoirs,
  • une diminution du stress ressenti avant un contrôle ou une évaluation.

Ces retours, bien que subjectifs, sont précieux pour comprendre l’intérêt pratique du Brain Gym®. Ils montrent que cette méthode ne vise pas à “corriger” un trouble, mais à offrir un confort d’apprentissage supplémentaire, aussi bien à l’école qu’à la maison.

 

Limites & précautions

Il est important de rester prudent : le Brain Gym® n’a pas vocation à “guérir” un trouble de l’apprentissage. Les résultats varient d’un enfant à l’autre et dépendent de nombreux facteurs (fatigue, motivation, environnement scolaire). Il n’existe pas d’effet miracle : cette pratique doit être envisagée comme un complément à un accompagnement adapté.

Dans le cadre scolaire, le Brain Gym® peut venir soutenir un PAP (Plan d’Accompagnement Personnalisé) ou un PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation), mais il ne les remplace pas. De même, il ne dispense pas des suivis spécialisés comme l’orthophonie, l’ergothérapie ou la psychomotricité.

 

8 exercices Brain Gym® utiles pour l’attention, la mémoire et la lecture

Avant de détailler chaque exercice, voici une checklist de mise en pratique pour les parents et enseignants.

Checklist de mise en pratique

  • Durée : 2 à 5 minutes par exercice, suffisant pour une routine efficace.
  • 🔁 Fréquence : idéalement quotidienne, avant une tâche exigeante (lecture, devoirs, contrôle).
  • 🪑 Ambiance : calme, assis ou debout, espace dégagé.
  • 💧 Hydratation : proposer un verre d’eau avant la séance, car le cerveau fonctionne mieux bien hydraté.
  • Sécurité : toujours adapter les mouvements à l’âge, aux capacités motrices et au confort de l’enfant.

 

1) Mouvements croisés (coordination / attention)

Objectif : stimuler la communication entre les deux hémisphères du cerveau, améliorer l’attention et la coordination.
Étapes : en position debout, l’enfant touche avec le coude droit le genou gauche, puis alterne avec le coude gauche et le genou droit. Le mouvement se fait lentement, sur une dizaine de répétitions.
Durée : 1 à 2 minutes.
Quand l’utiliser ? Avant un exercice de lecture, une dictée ou une tâche de concentration soutenue.
👉 Ces mouvements favorisent la concentration et sont particulièrement utiles pour les enfants dyslexiques.

 

2) Huit couché / lemniscate (suivi oculaire / lecture)

Objectif : améliorer le suivi visuel et la fluidité de la lecture.
Étapes : tracer un grand « 8 » couché (∞) avec le doigt, un crayon ou les yeux seuls. L’enfant suit le tracé de gauche à droite puis de droite à gauche, plusieurs fois.
Variante : écrire ce signe en “air writing” avec le bras tendu.
Durée : 2 minutes.
Quand l’utiliser ? Avant une lecture à voix haute, un exercice de copie ou une révision.
👉 Ce mouvement aide à synchroniser les yeux et favorise une lecture plus fluide.

 

3) Points du cerveau (Brain Buttons) (éveil / focus)

Objectif : activer la vigilance et l’oxygénation cérébrale.
Étapes : placer deux doigts sous les clavicules (points creux de chaque côté du sternum) et la main opposée sur le nombril. Masser doucement en respirant profondément pendant 30 secondes.
Durée : 1 minute.
Quand l’utiliser ? Le matin en arrivant à l’école, ou avant un contrôle.
👉 Cet exercice aide à “allumer le cerveau” et à stimuler l’attention.

 

4) Bâillements énergétiques (relâchement / diction)

Objectif : détendre la mâchoire et favoriser une articulation fluide.
Étapes : ouvrir grand la bouche comme pour bailler, en massant doucement les muscles des joues et de la mâchoire. Inspirer profondément, expirer lentement.
Durée : 1 à 2 minutes.
Quand l’utiliser ? Avant une lecture à voix haute, un exposé ou un chant.
👉 Réduit la tension orofaciale et aide à mieux projeter la voix.

 

5) Hook-ups / posture croisée (apaisement / recentrage)

Objectif : calmer le système nerveux, réduire le stress et recentrer l’enfant.
Étapes : croiser les chevilles, croiser les poignets et entrelacer les doigts, poser les mains sur la poitrine. Respirer lentement en fermant les yeux.
Durée : 2 à 3 minutes.
Quand l’utiliser ? Après une agitation, avant une évaluation ou un exercice difficile.
👉 Idéal pour apaiser un enfant anxieux ou hyperactif.

 

6) Pompes des chevilles (ancrage / tonus)

Objectif : améliorer l’équilibre et dynamiser le corps.
Étapes : debout, poser les mains contre un mur, avancer un pied et étirer le mollet de l’autre jambe en appuyant doucement. Alterner les deux côtés.
Durée : 1 minute par jambe.
Quand l’utiliser ? Avant les devoirs ou après une longue position assise.
👉 Favorise la circulation sanguine et redonne de l’énergie.

 

7) “Tapping” doux épaules/bras (stimulation / conscience corporelle)

Objectif : développer la conscience corporelle et stimuler la vigilance.
Étapes : tapoter doucement les épaules, les bras puis les jambes, en descendant jusqu’aux pieds. Revenir en remontant.
Durée : 2 minutes.
Quand l’utiliser ? Comme pause entre deux activités scolaires ou lors d’un moment de fatigue.
👉 Permet de “réveiller” le corps et de recentrer l’attention.

 

8) Respiration 4-4-6 (cohérence / attention soutenue)

Objectif : calmer l’esprit et soutenir l’attention prolongée.
Étapes : inspirer 4 secondes, retenir 4 secondes, expirer 6 secondes. Répéter 5 fois minimum.
Durée : 2 à 3 minutes.
Quand l’utiliser ? Avant un travail écrit, une révision ou un contrôle.
👉 Favorise la cohérence cardiaque et la concentration sur la durée.

Ces huit exercices sont faciles à intégrer dans le quotidien. Quelques minutes suffisent à transformer l’ambiance d’une classe ou d’une séance de devoirs. Leur efficacité repose sur la régularité et l’adaptation aux besoins spécifiques de chaque enfant.

 

Intégrer le Brain Gym® à l’école (cycles 1–4) et à la maison

En classe : rituels express (3–5 minutes) sans “manger” le programme

L’un des atouts du Brain Gym® est sa simplicité d’intégration. En classe, un rituel de 3 à 5 minutes suffit pour recentrer les élèves sans réduire le temps consacré au programme scolaire. Les enseignants peuvent choisir un exercice le matin pour commencer la journée, un autre après la récréation pour apaiser l’agitation, et un dernier avant une activité de lecture ou de mathématiques. Ces pauses actives fonctionnent comme des « sas » qui améliorent la disponibilité cognitive.

 

À la maison : routine parent-enfant (5–8 min) avant devoirs

À la maison, les parents peuvent instaurer une petite routine de 5 à 8 minutes avant les devoirs. L’adhésion est plus facile quand l’approche est ludique : minuterie en forme de sablier, playlist courte, ou encore tableau de stickers pour valoriser les efforts réguliers. Ces rituels transforment un moment de tension en un temps de complicité, renforçant à la fois la concentration et la confiance de l’enfant.

 

Adapter aux profils DYS/TDAH : progressivité, choix, co-régulation

Chaque enfant est différent : certains tolèrent mieux les exercices debout, d’autres préfèrent les postures assises ou allongées. Pour les profils DYS et TDAH, la clé est la progressivité et le choix. Proposer deux options (“veux-tu faire le huit couché ou les mouvements croisés ?”) encourage l’autonomie et limite la résistance. La co-régulation — pratiquer l’exercice ensemble — augmente l’engagement et la motivation.

 

Tableau de mise en pratique

ObjectifExerciceDuréeMoment conseilléRepère simple
ConcentrationMouvements croisés2 minAvant lectureNombre de répétitions fluides
Lecture fluideHuit couché2 minAprès récréationCapacité à suivre le tracé sans décrochage
ApaisementHook-ups3 minAvant contrôleRespiration calme, épaules détendues
ÉnergiePompes des chevilles2 minRetour de cantineSensation de jambes “réveillées”

 

Foire aux questions “preuves & cadre”

Existe-t-il des preuves scientifiques solides ?

La littérature scientifique sur le Brain Gym® est encore limitée et parfois hétérogène. Certaines études suggèrent des effets positifs sur la concentration ou la réduction du stress, mais les résultats restent variables selon les contextes et les populations observées. À ce jour, le consensus scientifique ne permet pas de présenter le Brain Gym® comme une méthode validée au même titre que les prises en charge médicales ou paramédicales.
👉 Pour les parents et enseignants, la meilleure approche reste d’expérimenter prudemment et de documenter ce qui fonctionne réellement avec l’enfant, toujours en complément des suivis déjà en place.

 

Le Brain Gym® est-il compatible avec l’orthophonie/ergothérapie ?

Oui. Le Brain Gym® est conçu comme une approche complémentaire et non concurrente. Il peut être pratiqué parallèlement à des séances d’orthophonie, d’ergothérapie ou de psychomotricité, à condition que les exercices soient adaptés au profil de l’enfant. En pratique, il s’agit d’un outil pédagogique qui peut enrichir les stratégies proposées par les professionnels de santé.

 

Y a-t-il des contre-indications ?

Le Brain Gym® est généralement sans risque, mais certaines précautions sont utiles. En cas de doute médical (traumatisme, pathologie spécifique), il est recommandé de demander l’avis du professionnel de santé qui suit l’enfant. L’observation attentive reste la règle : si un exercice génère fatigue, inconfort ou frustration, il convient de l’adapter ou de le remplacer par un autre mouvement plus doux.

 

Âge, fréquence, durée avant effets ?

Le Brain Gym® peut être introduit dès l’école primaire, avec des exercices courts et ludiques. L’important n’est pas la durée isolée d’une séance, mais la régularité : quelques minutes quotidiennes sont plus efficaces qu’une séance longue et occasionnelle. Les effets varient d’un enfant à l’autre ; il est donc préférable de viser une progression individualisée plutôt qu’un délai standard.

 

Comment se former au Brain Gym® : parcours, compétences, débouchés

Pourquoi se former (enseignants, AESH, éducateurs, parents “coach”)

La pratique du Brain Gym® gagne en popularité dans les écoles, les associations et même à la maison. Pourtant, pour l’utiliser de façon pertinente et sécurisée, il est essentiel de bénéficier d’une formation encadrée. En se formant, les enseignants disposent d’outils pédagogiques concrets pour mieux gérer l’attention et le climat de classe. Les AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap) trouvent dans le Brain Gym® une ressource supplémentaire pour adapter leur accompagnement. Les éducateurs, orthopédagogues ou animateurs découvrent des routines simples à intégrer dans leurs programmes. Enfin, de nombreux parents choisissent cette formation pour devenir de véritables “coach du quotidien”, capables de soutenir leurs enfants dans les devoirs ou les apprentissages spécifiques.

 

Contenu & objectifs pédagogiques de “Brain Gym 1-2”

La formation Brain Gym® 1-2 constitue le socle d’apprentissage. Au programme :

  • découvrir les 26 mouvements de base et leur objectif précis (mémoire, lecture, coordination, apaisement) ;
  • apprendre à concevoir une séance adaptée selon l’âge et les besoins de l’enfant ;
  • savoir adapter les exercices aux profils DYS et TDAH ;
  • intégrer des outils d’observation et d’évaluation simples pour mesurer la progression.

L’objectif est double : offrir une compréhension solide des mécanismes d’éducation kinesthésique et permettre une mise en pratique immédiate dans la vie professionnelle ou familiale.

 

Modalités pratiques (Bordeaux / CFK)

Le CFK Bordeaux est reconnu pour son expertise en kinésiologie éducative. Les sessions se déroulent en présentiel, dans une ambiance conviviale et interactive. La formation se compose de deux modules progressifs, accessibles à tous, sans prérequis médical. Elle est ouverte aussi bien aux professionnels qu’aux particuliers motivés. 👉 Retrouvez toutes les informations pratiques (dates, tarifs, inscription) sur la fiche formation Brain Gym® 1-2.

 

Après la formation : mettre en place un programme école/maison

À l’issue du parcours, chaque participant repart avec un kit pratique (fiches d’exercices, protocoles types) et rejoint une communauté d’anciens apprenants. Ce réseau facilite les échanges, le partage d’expériences et le suivi des bonnes pratiques. Dans les écoles, certains enseignants mettent en place des programmes collectifs, tandis que des parents instaurent des rituels familiaux adaptés. La formation ouvre également la porte à d’autres modules de kinésiologie éducative, pour approfondir les connaissances et élargir les compétences.

 

Étude de cas

Contexte : élève CE2 avec dyslexie + difficultés d’attention

L’exemple qui suit illustre l’usage du Brain Gym® en complément d’un suivi déjà en place. Il s’agit d’un élève de CE2 présentant une dyslexie diagnostiquée et des difficultés d’attention, accompagné en orthophonie et bénéficiant d’un PAP (Plan d’Accompagnement Personnalisé).

 

Protocole 6 semaines : 3 rituels/jour (classe/maison)

Pendant six semaines, un rituel de trois exercices courts a été introduit :

  • en classe, le matin et après la récréation (mouvements croisés + huit couché),
  • à la maison, avant les devoirs (hook-ups pour apaiser le stress).
    Chaque séance durait moins de cinq minutes.

 

Observations : engagement, meilleure disponibilité, baisse du stress pré-lecture

Les retours des enseignants et des parents convergent : l’enfant s’engageait plus facilement dans les tâches scolaires, semblait plus disponible pour lire à voix haute et manifestait moins de stress avant les séances de lecture.

 

Limites : pas de conclusion causale, complémentarité avec suivis existants

Cet exemple n’a pas valeur de preuve scientifique : les progrès observés peuvent résulter d’un ensemble de facteurs (maturité, orthophonie, soutien scolaire). Le Brain Gym® apparaît ici comme un levier complémentaire, venant enrichir un parcours déjà structuré.

 

À retenir

  • Le Brain Gym® est une approche éducative complémentaire qui utilise le mouvement pour faciliter l’attention, la mémoire et la lecture/écriture.
  • Utile en classe comme à la maison, il s’intègre facilement sous forme de rituels courts (3–5 minutes).
  • Les exercices “starter” à tester : mouvements croisés, huit couché, hook-ups.
  • Ce n’est pas une thérapie médicale : il ne remplace pas l’orthophonie ni les suivis spécialisés.
  • Sa force réside dans la complémentarité : il enrichit les parcours éducatifs et aide à réduire le stress lié aux apprentissages.
  • 👉 Pour aller plus loin, découvrez la formation Brain Gym® 1-2 au CFK Bordeaux.

 

Ressources utiles

Ressources CFK Bordeaux

Pour approfondir la pratique, consultez :

 

FAQ

  1. Le Brain Gym® peut-il aider la dyslexie ?
    Le Brain Gym® ne “soigne” pas la dyslexie, mais certains exercices comme le huit couché ou les mouvements croisés facilitent le suivi oculaire et la coordination œil-main. En réduisant la fatigue cognitive, ils rendent la lecture plus fluide et moins stressante.
  2. Quels exercices Brain Gym® pour améliorer l’attention (TDAH) ?
    Pour les enfants avec un TDAH, les exercices les plus utiles sont :
  • les hook-ups pour apaiser l’agitation,
  • la respiration 4-4-6 pour améliorer l’auto-régulation,
  • et les mouvements croisés pour recentrer l’attention.
    Ils servent de “sas” entre deux activités scolaires.
  1. Combien de temps dure un rituel efficace (classe/maison) ?
    Un rituel dure en moyenne 3 à 5 minutes. L’efficacité repose sur la régularité : mieux vaut une pratique quotidienne courte qu’une longue séance occasionnelle.
  2. Le Brain Gym® remplace-t-il l’orthophonie ou un suivi médical ?
    Non. Le Brain Gym® est une approche complémentaire. Il enrichit les suivis existants (orthophonie, ergothérapie, psychomotricité), mais ne se substitue pas à un accompagnement médical ou éducatif reconnu.
  3. À partir de quel âge commencer et à quelle fréquence pratiquer ?
    Les exercices simples peuvent être introduits dès la maternelle. La fréquence recommandée est quotidienne, adaptée à l’âge et aux capacités de l’enfant.
  4. Y a-t-il des preuves scientifiques ?
    La recherche sur le Brain Gym® est limitée et les résultats varient. Certains enseignants observent des effets positifs sur la concentration et le stress, mais aucune étude ne valide une efficacité universelle.
  5. Comment se former au Brain Gym® à Bordeaux (CFK) ?
    Le CFK Bordeaux propose la Formation Brain Gym® 1-2. Accessible aux enseignants, AESH, éducateurs et parents, elle permet d’apprendre les 26 mouvements et de les intégrer au quotidien.
  6. Comment adapter les exercices aux profils DYS/TDAH ?
    Il est conseillé de miser sur la progressivité (introduire un exercice à la fois), le choix (laisser l’enfant sélectionner son mouvement préféré) et la co-régulation (pratiquer ensemble pour renforcer l’engagement).

 

Appel à l’action

Vous souhaitez aller plus loin ?

En choisissant le CFK Bordeaux, centre de référence en éducation kinesthésique, vous bénéficiez d’un accompagnement professionnel et structuré.

Envie de vous lancer ?

Programmons un appel pour faire le point ensemble sur votre projet de formation et de financement.

Ces articles peuvent aussi vous intéresser

Brain Gym® et troubles de l’apprentissage : une approche complémentaire pour la dyslexie, l’attention et la mémoire

Comment intégrer le Brain Gym® en classe : guide pratique pour les enseignants

Éducation kinesthésique : une aide pour les enfants et les étudiants en difficulté scolaire

Restons en contact